Rencontres Théâtre

Forthpel aux Fous de la Rampe pour CulturaCaen

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Nous retrouvons Guillaume Cardineau et Loona Piquery à la Maison de l’Etudiant, en pleine répétition. Aujourd’hui ils mettent en place les éclairages de leur pièce S’il n’y avait à mettre au point que les habitudes automatiques, la tâche serait encore aisée. Nous nous installons sur la terrasse de la MDE, le soleil commence à pointer le bout de son nez !

 
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C’est à l’anniversaire d’une amie commune que Loona et Guillaume commencent à envisager les Fous de la Rampe. Un de leurs amis avait participé à ce festival l’année d’avant. En fait, tout part de Rita Mitsouko Les Histoires d’A que Loona se met à chanter sur la musique quand tout à coup Guillaume vient la voir en lui hurlant : On la mettra dans le spectacle !

 

 Guillaume : J’étais parfaitement ravi que Loona vienne me parler des Fous de la Rampe !

 

Loona, après avoir tenté le COP Théâtre (Cycle à Orientation Professionnelle), remarque que les textes imposés (Clôture de l’amour de Pascal Rambert et Les trois sœurs de Tchekhov), et celui de son choix (Maison de poupée de Henrik Ibsen), parlent tous d’amour. En analysant ces textes, elle a eu envie de parler de l’Amour et plus précisément de la séparation amoureuse, comme un documentaire. Guillaume a également apporté ses textes à la création de ce spectacle. Au lycée, il prit le livre de Jane Birkin, comme ça, au pif dans la bibliothèque. Résultat, il trouva ce texte à mourir de rire. Avec ces textes en poches, Loona et Guillaume ont commencé à travailler sur leur pièce pour tenter l’aventure des Fous de la Rampe.

 

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Mais pouvons-nous parler de pièce ? Les deux metteurs en scènes on fait le choix de ne faire l’impasse sur aucun texte. Ainsi, ils choisirent des extraits de chaque pièce, pour les mettre en scène sous la forme d’un cabaret, un moyen d’unifier les textes. Ce choix leur a demandé un travail dramaturgique considérable ! De plus, ils créent deux personnages de toutes pièces : les conférenciers. Le texte de ces deux personnes est tiré du magasine La Maison datant des années 20 écrit par un Abbé misogyne. Ils permettent de faire le lien entre les scènes, ils ont un regard critique, presque savant sur les événements de la pièce.

 

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Petite anecdote : c’est au Bar de la Fac que Loona et Guillaume ont trouvé le nom de leur compagnie. En promenant leurs regards dans le bar ils sont tombés sur le panneau Pelforth, ce qui donne en verlant Forthpel… Et bah, ça les faisait marrer !

Pour découvrir ce spectacle/cabaret, c’est le 18 mars à 19h et le 19 mars à 21h à la Maison de l’Etudiant !

Lien facebook : Forthpel  et  l’événement !

 
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Tout à coup, le gérant du cabaret (interprété par Ludovic Lebouteiller) s’assoit à notre table, un verre de whisky avec 15 glaçons dedans, à la main. Il nous jette un regard méprisant, un malaise s’installe, l’interview peut débuter.

 Comment êtes-vous devenus patron ? Ce n’est pas trop dur de gérer un cabaret ?

Torvald : Cela s’est fait simplement. J’en ai hérité. Quelque chose de difficile ? Je ne pense pas. Les employés du cabaret sont là, ils savent ce qu’ils ont à faire, je suis là pour chapeauter le tout. Sans moi, rien ne fonctionnerait.

 Comment avez-vous rencontré votre femme ?

Torvald : Le cabaret donne lieu à beaucoup de rencontres intéressantes. Ma femme est une ancienne danseuse du cabaret, je ne la connaissais pas avant. Elle m’a plu dès que je l’ai vue. Les rencontres avec la famille se sont faites dans les règles de l’art. On s’est marié. Y a pas à s’étendre sur le sujet.

 Des potins à nous raconter ?

Torvald : Vous savez, le cabaret on est une petite famille. Les couples entre les employés se forment facilement, parfois même avec la clientèle. Le cabaret c’est très intimiste vous savez.

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