En Live

Virée parisienne : Boulevard des Airs à l’Olympia !

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Parfois, Culturacaen s’exporte hors les murs. Après leurs maintes escales en terre normande, du Big Band Café à Mondeville, du Normandy aux Papillons de Nuit où nous les avons découverts, c’était un juste retour que nous retournions à la rencontre de Boulevard des Airs, alors que leur nom s’inscrivait jeudi soir en lettres rouges sur le fronton de l’Olympia.

Pendant la première partie du bruxellois Anwar, le public est déjà nombreux, prêt à retourner la salle parisienne. Quand les neufs artistes du collectif tarbais entrent en scène, c’est l’euphorie. Elle ne redescendra pas de tout le concert !

Boulevard des Airs fait résonner ses guitares, ses cuivres et ses voix, dans la bonne humeur qu’on leur connait. Les morceaux s’enchainent, dans une set list puisant au cœur de leurs trois albums. On réentend avec plaisir Mundo Loco, titre cuivré, festif, aux allures d’airs de bandas du sud-ouest. Aux Papillons de Nuit 2013, on s’en souvient encore, on avait dansé, jumpé, sourit sur ce titre en espagnol.

Quand sonnent les morceaux phares du dernier album, le public est au rendez-vous. Florent nous raconte qu’Emmène-moi, le premier single de Bruxelles, a été le dernier morceau réalisé, juste avant la fin de l’enregistrement de l’album. Dans le public, on entend murmurer qu’ils auraient eu tort de ne pas l’intégrer. Alors Boulevard des Airs nous fait voyager, de Bruxelles, magnifique et solaire en live, à la mer et l’océan d’Emmène-moi, jusqu’à l’introduction flamenca, divinement interprétée par Mélissa, sur Mentiras.

En live, le groupe ne laisse passer aucun détail. Les lumières sont peaufinées, les arrangements embellis. Leurs accents cuivrés nous rendent conquis, mention spéciale pour leur excellent trompettiste !

Si Boulevard des Airs se défend d’être un groupe engagé, ils sont populaires, rassembleurs d’un public varié, riche et ouvert. Aux Papillons de Nuit, Sylvain nous disait « L’engagement, pour moi, ça veut dire avoir une conscience du monde qui nous entoure ». Conscience qui s’est traduite, jeudi soir, en chantant la sublime Ici, avec une pensée émue énoncée par le chanteur pour tous les migrants, bravant la mer à la recherche d’une vie décente…

Après les applaudissements plus que nourris, le groupe revient pour un appel avec Si me duermo. Arrive ensuite l’évident Cielo Ciego, premier titre phare ayant inondé les radios en 2013. Les mains claquent, l’air est repris par un Olympia à l’unisson. Des heures après, on continuera de l’avoir en tête, à la fredonner, comme un fragment de cet instant que l’on emporterait avec nous… Ils semblent émus de ces acclamations, remercient leurs équipes et familles, mains sur le cœur. S’ils espéraient en rester là, c’était perdu d’avance. Le public continue de reprendre Cielo Ciego, et arrache au groupe une dernière chanson…

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A leur demande, le public s’assied, comme un public d’enfants. Le groupe fait de même, en bord de scène. Jean-Noël entame J’m’excuse pas à la guitare, en acoustique. Sylvain chante, le public lui répond, dans une ambiance feutrée, presque comme à la maison.

Boulevard des Airs termine son live tels qu’ils sont, de manière sincère, conviviale, dans une grande proximité. On ne le répètera jamais assez : Boulevard des Airs est un groupe de live, prêt à vous faire danser, chanter, autant qu’ils peuvent vous toucher. Parce que, sachez-le, avec eux, c’est avant tout un échange d’humain à humain, des mains qui claquent en réponse à leurs ondes solaires et chaleureuses… Avec un si joli concert, chers tarbais, merci !

À propos de l'auteur

Laurine

Laurine

Rédactrice Musique
Laurine, 25 ans, passionnée par la rencontre des arts d'ici et d'ailleurs. Chargée de production et de diffusion au sein d'une Compagnie en Arts Mêlés, je jongle entre Paris et Caen, toujours à l'affût de nouvelles découvertes. Pour Culturacaen.fr, je suis essentiellement rédactrice musique, chargée des chroniques et des live report, mais je fais également quelques explorations dans les arts de la rue !