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FRAC- Mortel! suite et fin

MORTEL

MORTEL

Ne vous méprenez pas. Il ne s’agit pas du dernier blockbuster américain racontant les déboires de John MacClane, mais de la dernière exposition qui se tient au Fond régional d’art contemporain de Basse Normandie jusqu’au 15 novembre.

Cette exposition fait suite au premier volet, intitulé à l’époque Mortel!, qui eu lieu en 2011. L’originalité de cette exposition tient dans sa conception. Le commissaire de l’exposition est aussi artiste et collectionneur. Il s’agit de Mathieu Mercier, artiste entier, lauréat du prix Marcel Duchamp en 2003, qui offre un regard critique sur notre société consumériste avec ses œuvres entre architecture et design.

L’exposition ressemble alors à son commissaire: elle est pensée comme un tout. L’architecture du lieu, le FRAC, est intégré dans la lecture de l’exposition. Si vous avez vu la première partie de l’exposition en 2011, vous aurez une impression de déjà vu avec certaines œuvres. Des œuvres acquises récemment par le Frac ont été ajoutées à celles présentées en 2011, pour en formuler une nouvelle lecture.

Le sujet est sans équivoque: Mortel, il s’agit de la guerre, la ruine, le vestige. La visite se fait par deux salles. Pour chacune, un personnage habite l’espace, et joue le maitre de cérémonie dans cette exposition où toutes les œuvres se parlent et font se révéler les autres.

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Pour la première salle, l’œuvre The True artist italienisch de Hans Schabus nous accueille. Une sculpture sans tête, faite de paille et d’habit, un squelette de bois. Cette œuvre incarne l’hôte du voyageur que nous sommes, qui arriverait dans le cerveau d’un artiste, à savoir ici Mathieu Mercier. Le ping pong des œuvres commence, ces dernières se répondant via leur matériaux, leurs couleurs, où dominent le blanc et le noir. Le costume du portrait de Charles Fréger et la sculpture d’Amy O’neill renvoient à notre hôte, les mains jointent de John Coplan à l’œuvre de Didier Marcel, une église en préfabriqué.

A l’étage, on trouve les codes d’un intérieur. Une collection d’objets en vitrine avec l’œuvre de Philippe Mayaux, les traits d’une maison de poupée avec la Gerard’s ghost house de Hervé Bezet, une sorte de poêle avec Koenraad Deddobeleer ou une corbeille de fruits avec la Nature morte nazi du collectif Présence Panchounette. Seulement, le maitre de cérémonie de cette pièce nous donne le ton: La marionnette Erich de Michel Aubry nous rappelle le thème de la guerre. Le bunker familial de Simon Le Ruez, une maquette de bunker sur une table à repasser, confirme cela. Les œuvres se répondent entre sphère quotidienne, vocabulaires esthétiques de la guerre et absurde.

 

Mortel suite et fin,

Collection du Frac Basse-Normandie
Proposition de l’artiste Mathieu Mercierdu 19 septembre au 15 novembre 2015
Accès gratuit

http://www.frac-bn.org/

À propos de l'auteur

Jane

Jane

Rédactrice Expositions
Jane, créatrice de l'entreprise de médiation culturelle "Quel art est-il?". Passionnée d’art (mais pas que!) et diplômée d’un Master en histoire de l’art et architecture, je vais vous donner envie de découvrir les musées et vais vous faire passer de l'autre côté du tableau avec la rubrique expos.