Cinéma Évènements de la semaine

Séances spéciales et événements : du 25 au 31 mars

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6ème rendez-vous Ciné-Kid : L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (2013) de Jean-Pierre Jeunet

Mercredi 25 mars | Café des Images | 14h00

L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (2013) de Jean-Pierre Jeunet, France/U.S.A (VF), 1h45. Avec Helena Bonham Carter, Judy Davis, Callum Keith Rennie…

T.S. Spivet, vit dans un ranch isolé du Montana avec ses parents, sa soeur Gracie et son frère Layton. Petit garçon surdoué et passionné de science, il a inventé la machine à mouvement perpétuel, ce qui lui vaut de recevoir le très prestigieux prix Baird du Musée Smithsonian de Washington. Sans rien dire à sa famille, il part, seul, chercher sa récompense et traverse les Etats-Unis sur un train de marchandises. Mais personne là-bas n’imagine que l’heureux lauréat n’a que dix ans et qu’il porte un bien lourd secret… A partir de 8 ans.

 

Les contes de la mer (2015)

Mercredi 25 mars | Café des Images | 15h10

Collectif de réalisateurs, Argentine/Chili. 2015. 45 mn.

Un programme de 3 courts métrages d’animation pour découvrir le monde de la mer. Le Petit bateau en papier rouge : Un petit bateau en papier rêve d’explorer le monde. Il part donc à l’aventure sur toutes les mers de la Terre. Enco, une traversée à vapeur : Sur une plage déserte, un petit garçon s’embarque à bord d’une mystérieuse épave. Commence alors son voyage où s’entremêlent rêve et réalité. Le Bonhomme de sable : Qu’arrive-t-il lorsque nous quittons la plage le soir ? De drôles de créatures de sable prennent alors vie.

« Dans des atmosphères oniriques, ces univers sensibles et doux ouvrent aux enfants les chemins du rêve. » (Télérama)

 

Figures et modalités de l’Apparition dans les œuvres d’art : Judex (1963) de Georges Franju

Mercredi 25 mars | Café des Images | 20h30

Judex (1963) de Georges Franju, France/Italie, 1h35. Avec Channing Pollock, Francine Bergé, Michel Vitold…

Un banquier véreux reçoit un mystérieux message signé Judex lui enjoignant de distribuer ses biens aux pauvres. Favraux se garde bien d’obéir et commet une nouvelle vilénie. Mais le jour du mariage de sa fille, Jacqueline, le justicier Judex met à exécution ses menaces…

« C’est un univers fantastique soutenu par une musique enivrante de Maurice Jarre, qui marie à merveille le clair et l’obscur, le blanc et le noir, l’animal et l’humain, la ville et la campagne. » (Télérama)

Dans le prolongement des deux journées d’études ouvertes à tous et consacrées aux « Figures et modalités de l’Apparition dans les œuvres d’art » est projeté Judex de Georges Franju (1963). Trop méconnu et rarement projeté, ce film fait la part belle aux apparitions dans un univers poétique renouant avec le réalisme-fantastique. Le film sera suivi d’un débat et la soirée sera animée par David Vasse, maître de conférences en études cinématographiques à l’Université de Caen.

 

Sur mes lèvres (2001) de Jacques Audiard


Jeudi 26 mars | Café des Images | 17h15

Sur mes lèvres (2001) de Jacques Audiard, France. 1 h 55. Avec Vincent Cassel, Emmanuelle Devos…

Dans une agence immobilière, une jeune femme malentendante et frustrée choisit comme assistant pour ses photocopies, un repris de justice à la mine patibulaire. Entre eux naît à la fois une complicité face aux autres et un rapport de force vis-à-vis d’eux-mêmes.

 

Soirée hommage au Giallo

Jeudi 26 mars | Lux

Soirée proposée avec la complicité de MaCaO 7ème Art dans le cadre de son cycle « Emprises fantastiques ». Une soirée animée par Youri Deschamps, rédacteur en chef de la revue Eclipses, critique de cinéma et conférencier.

 

20h00 : Suspiria (1976) de Dario Argento, Italie (VOSTFR), Version numérique restaurée, 1h35. Avec Jessica Harper, Joan Bennett, Stefania Casini… Interdit aux moins de 16 ans.

Un meurtre a eu lieu dans la prestigieuse académie de danse qu’une jeune Américaine vient d’intégrer. Dans la vieille demeure oppressante qui fut autrefois celle d’une sorcière nommée « la mère des soupirs » se déroulent bientôt d’autres événements effrayants : disparitions, vers tombant du plafond… Au bout du long couloir, qui se cache derrière la porte ? La curiosité est un vilain défaut et si on a peur, c’est bien de notre faute !

Jeune princesse, marâtre, petit Prince, loup etc., le film baigné d’un halo rouge ou de franc vermillon est un contes de fées excessif et flamboyant. Des angles de vue accentuant l’étrangeté, le baroque, des décors sublimes : telle est la marque de fabrique du réalisateur italien de Inferno et de ce film qui ressort en version restaurée, projetée en numérique.

22h15 : L’Etrange couleur des larmes de ton corps (2013) de Hélène Cattet et Bruno Forzani, Belgique, 1h43. Avec Elsebeth Steentoft, Klaus Tange, Sam Louwyck… Interdit aux moins de 12 ans.

Une femme disparaît. Son mari enquête sur les conditions étranges de sa disparition. L’a-t-elle quitté ? Est-elle morte ? Au fur et à mesure qu’il avance dans ses recherches, son appartement devient un gouffre d’où toute sortie paraît exclue…

Après un sublime portrait de femme en trois tableaux à fleur de peau (Amer), les alchimistes Hélène Cattet et Bruno Forzani radicalisent leurs expérimentations esthétiques et narratives avec L’Étrange couleur des larmes de ton corps, hommage au giallo et déambulation toxique et suffocante dans la psyché de personnages dissimulateursProjection événement de la copie 35mm du film voulue par les réalisateurs. Une affiche dédicacée offerte pour l’achat d’un DVD du film en boutique.

 

27èmes rencontres de cinéma ibérique et latino-américain

Du jeudi 26 au dimanche 29 mars | Café des Images

Jeudi 26 mars, 20h : La Isla Minima (2014) de Alberto Rodriguez, Espagne, 1h44. Avec Raúl Arévalo, Javier Gutiérrez, Antonio de la Torre… Festival de San Sebastian 2014, Goya 2015. Avant-Première.

1980, dans le sud de l’Espagne, des adolescentes sont assassinées dans une petite ville. Deux détectives aux idéologies différentes sont chargés d’enquêter. Ils vont devoir mettre leurs différences de côté pour tenter de d’arrêter le meurtrier qui terrorise la petite ville.

« Superbement conçu, La Isla Minima est l’un des films espagnols les plus forts de l’année. » (The Hollywood Reporter)

Projection suivie d’une discussion et d’un moment convivial autour d’un verre. Soirée proposée dans le cadre de la 8ème edition du Ciné-club de Caen, animé par Jean-Luc Lacuve.

 

Vendredi 27 mars, 20h30 : Narco-finance : les impunis (2014) de Agnès Gattegno, France, 1h28. Documentaire.

C’est l’histoire d’une stratégie industrielle très maîtrisée : diversification des activités, conquête de nouveaux marchés, investissements à l’étranger, rien que de très banal dans une économie mondialisée. À ceci près que l’entreprise en plein essor filmée par Agnès Gattegno n’est pas répertoriée au registre du commerce mais plutôt fichée au grand banditisme. Son documentaire montre comment, grâce à la dérégulation des marchés et à l’obsession du profit qui régit les milieux financiers, les sociétés criminelles comme les cartels de la drogue peuvent s’épanouir mondialement et dans une relative impunité. Au Mexique, les narcotrafiquants vampirisent l’économie locale. Profitant des largesses d’une police corrompue et d’un système bancaire complice, ils ont fait main basse sur une partie des domaines agricoles, dont ils contrôlent la production et les prix. Même si seulement deux crimes sur cent sont punis au Mexique, une récente loi antidrogue les a conduits à élargir leurs « compétences » : racket, enlèvements, mais surtout vols exponentiels de chargements d’hydrocarbures. Avec une incidence directe sur le coût de la vie locale : les entreprises lésées augmentent leurs prix. Mais l’impact de ces pratiques mafieuses est avant tout transfrontalier.

L’économie mondiale est de plus en plus irriguée par les narcotrafiquants venus du Mexique. Un documentaire saisissant sur les complicités d’un système financier international pour qui l’argent n’a pas d’odeur. Projection suivie d’une discussion avec Agnès Gattegno, réalisatrice. Soirée proposée par le Comité Amérique Latine.

 

Samedi 28 mars, 10h : Con la pata quebrada (2014) de Diego Galán, Espagne, 1h22. Avec Carlos Hipolito. Festival de Cannes 2014, Festival du Cinéma Espagnol de Nantes, Reflets du cinéma ibérique 2014.

Des années 30 à nos jours, une chronique sur la représentation de la femme dans le cinéma espagnol, à travers pas moins de 180 fragments de film. Une manière aussi de revisiter l’histoire de l’Espagne. Le titre, CON LA PATA QUEBRADA (Avec la jambe cassée) vient d’un dicton révélateur “La mujer casada y honesta, con la pata quebrada y en casa” (Femme mariée et honnête a la jambe cassée et reste au foyer).

A l’issue de la projection, discussion en Version Originale avec Rafael Ochando, enseignant d’espagnol. En partenariat avec l’Université Inter-Âge de Caen.

 

Samedi 28 mars, 19h30 : Ardor (2014) de Pablo Fendrik, Argentine, 1h41. Avec Gael García Bernal, Alice Braga, Claudio Tolcachir… Festival de Cannes 2014. Avant-Première.

Forêt tropicale de Misiones en Argentine. Kaï, un jeune homme solitaire, assiste à l’attaque sauvage d’une ferme de tabac par des mercenaires qui kidnappent la belle Vania dont le père est assassiné sous ses yeux. Kaï se transforme alors en justicier et les traque un par un dans la jungle…

Apéro offert par le café des images à partir de 19h. Projection suivie d’une soirée festive composée d’un concert du groupe ¡ Vale Chaval ! et d’un dîner au Café Pouchkine (8€ sur réservation – 02 50 53 51 77). Soirée proposée en collaboration avec Chansons sans Frontières.

¡ Vale Chaval ! : Deux membres du groupe de tango Milonga traversent les frontières argentines pour un voyage en Amérique du Sud. Tempos solaires et rythmes langoureux de bossas, rancheras, cumbias et autres boléros pour les mélodies intemporelles de la musique latine. Avec Isabelle Balcells : voix, guitare et Gilles Coulombiers : piano, chœurs.

 

Dimanche 29 mars, 15h : Les Mystérieuses Cités d’Or : Saison 1 (1982), série réalisée par Bernard Deyriès, Edouard David, Kenichi Murakami et Kenichi Maruyama, France/Japon/Luxembourg (VF), 1h24. A partir de 5 ans.

Episode 1 : Esteban, fils du soleil/Episode 2 : Vers le diabolique détroit de Magellan/Episode 3 : L’effroyable tornade.

En l’an de grâce 1532, en Espagne, un petit garçon de 12 ans, Esteban, quitte la cathédrale de Barcelone pour aller écouter les récits extraordinaires des marins. C’est ainsi qu’il rencontre le navigateur Mendoza qui prétend l’avoir sauvé en mer quand il était bébé. Il a pour preuve une partie du mystérieux pendentif qu’Esteban porte à son cou. A la mort de son tuteur, Esteban décide de suivre Mendoza à la recherche des légendaires Cités d’Or. Il s’embarque alors pour le Nouveau Monde, sur la trace de ses origines…

Projection exceptionnelle des 3 premiers épisodes suivie d’une chasse au trésor proposée aux plus jeunes (Réservation indispensable).

 

Carte-Blanche à Zoe Beloff

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Samedi 28 mars | Café des Images | 10h30

En résonance avec l’exposition organisée à l’ESAM du 27 mars au 15 avril, le Café des Images vous propose de découvrir deux films suivis d’une rencontre exceptionnelle avec l’artiste Zoe Beloff :

The Coney Island Amateur Psychoanalytic Society – Dream Films (2009) de Zoe Beloff, 40min.

L’après-midi du 28 août 1909 Sigmund Freud a visité le célèbre parc d’attractions Dreamland de Coney Island. L’impact réel du passage de Freud est manifeste avec la fondation de la Coney Island amateur psychoanalytic society. Zoe Beloff évoque le monde de cette société unique, dont l’attitude avant-gardiste a prospérée de 1926 au début des années 1970.

Charming Augustine (2005) de Zoe Beloff  (2005), 40min.

Ce film-performance s’inspire de recherches scientifiques de la fin du XIXe siècle sur la paralysie hystérique. Ces recherches textuelles et photographiques sont connues sous le nom de Iconographie photographique de la Salpetrière. La performance est basée sur le cas d’une jeune patiente, Augustine.

La force de la performance stéréoscopique repose sur l’extraordinaire énergie et l’aspect spectaculaire de ses fréquents accés d’hystérie : Augustine fait une Sarah Bernhardt de l’hystérie. Zoe Beloff nous livre une forme cinématographique qui  aurait pu être si le 35mm et ses normes de diffusion n’avaient pas été adoptés au début du 20e siècle.

Petit-déjeuner offert à partir de 10h au Café des images.

 

L’Aurore (1927), de F.W Murnau

Lundi 30 mars | Lux | 09h00

L’Aurore (1927) de Friedrich Wilhelm Murnau, U.S.A, 1h35. Avec George O’Brien, Janet Gaynor, Margaret Livingston…

Un pêcheur s’éprend d’une citadine aux allures de vamp. Sous l’influence de celle-ci, il décide de noyer son épouse, mais change d’avis une fois sur la barque. Effrayée, la femme fuit en ville. Elle est bientôt rejointe par son mari, désireux de se faire pardonner.

«Apothéose tardive du muet, somptueuse et dramatique étude de l’âme humaine – et de la séduction féminine.» (Télérama)

Présentation du film avant la séance, et discussion à l’issue de la projection avec Charlotte Aumont, Hélène Frazik et Barthélémy Guillemet (intervenants en cinéma).

 

Citizenfour : Quelles résistances face à l’espionnage mondialisé ?

Lundi 30 mars | Café des Images | 20h00

Citizenfour (2015) de Laura Poitras, USA/Allemagne, 1h53. Avec Edward Snowden, Julian Assange, Jeremy Scahill…

En 2013, Edward Snowden révèle des documents secret-défense en provenance de la NSA, déclenchant l’un des plus grands séismes politique aux États-Unis. Sous le nom le code« Citizenfour », il contacte la documentariste américaine Laura Poitras, qui part le rejoindre à Hong Kong et réalise en temps réel Citizenfour, un document historique unique et un portrait intime d’Edward Snowden…

Projection suivie d’une rencontre avec Emmanuel Deschrevel, responsable du groupe Amnesty Caen et Philippe Lequesne, expert en géopolitique de l’internet. Cette soirée-débat, à l’initiative d’Amnesty International, est soutenue par les Amis du Monde Diplo, le CTIM et la Ligue des Droits de l’Homme.

« En juin 2013, Edward Snowden révélait, à la stupeur de tous, l’étendue scandaleuse des réseaux de surveillance gouvernementaux au niveau mondial. Les documents dévoilés à cette occasion ont permis de mettre au jour l’illégalité des pratiques employées par nos gouvernements dans leurs efforts de surveillance de masse : la collecte, le stockage et l’analyse des communications de millions de citoyens à travers le monde. Les révélations (Echelon, Wikileaks, Snowden …) qui se succèdent depuis 20 ans, en particulier après les attentats du 11 septembre, lèvent le voile sur un espionnage généralisé des citoyens par les services de renseignements des pays les plus puissants ou les pays dictatoriaux, dans un cadre de cyber-guerre. Ce débat, en s’appuyant sur ce remarquable film (qui vient d’obtenir l’Oscar du meilleur documentaire) nous permettra de mettre en perspective les différentes révélations sur ce cyber-espionnage qui transforme les nouveaux moyens de communication (internet, téléphone..) en outils de surveillance systématique des citoyens par les grandes puissances (multinationales, Etats…) de la planète. Nous essaierons aussi de mettre en avant le courage et l’action des différents lanceurs d’alerte qui ont pris de gros risques pour lever le voile et informer les citoyens. »

À propos de l'auteur

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