Cinéma Évènements de la semaine

Séances spéciales et évènements : du 22 au 28 avril

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Festival Play It Again !

Du mercredi 22 au mardi 28 avril | Café des Images & Lux

Les films d’hier dans les salles d’aujourd’hui : retrouvez les plus beaux classiques de l’année en version restaurée, sélectionnés par les distributeurs de l’ADFP (Association des Distributeurs de Films du Patrimoine), en partage avec le cinéma Lux et le Café des Images. Play it again ! vous invite à découvrir ou redécouvrir, pendant une semaine, sur grand écran et dans de magnifiques copies restaurées, ces « films d’hier », certains inconnus, d’autres perdus de vue, d’autres encore entraperçus il y a longtemps dans la pâle lucarne d’un poste de télévision !

 

Retrouvez au Café des images :

 

Seconds – L’Opération diabolique (1966) de John Frankenheimer. Etats-Unis (VOSTFR). 1h46. Avec Rock Hudson, Salome Jens, Will Geer…

Un homme d’âge mur, déçu par son existence monotone, reçoit un jour un coup de téléphone d’un ami qu’il croyait mort. Celui-ci lui propose de refaire sa vie en simulant sa mort. Il finit par signer un contrat qui lui permet de changer de visage et de repartir de zéro mais tout a un prix…

 

Les Innocents (1961) de Jack Clayton. Grande-Bretagne. 1h39. Avec Deborah Kerr, Michael Redgrave…

Adapté de la nouvelle d’Henry James, « Le Tour d’écrou » et sur un scénario co-écrit par Truman Capote. A la fin du XIXe siècle, Miss Giddens, une jeune institutrice, est chargée d’éduquer Flora et Miles, deux enfants, dans un vieux manoir. Elle découvre bientôt que ces derniers sont tourmentés par les fantômes de deux personnes décédées quelque temps auparavant…

Mardi 28 avril, présentation par Baptiste Villenave, enseignant de cinéma à l’Université de Caen.

 

La Vie de château (1966) de Jean-Paul Rappeneau. France. 1h33. Avec Catherine Deneuve, Phillipe Noiret…

Juin 1944. Dans son château de Normandie, la jeune et frivole Marie s’ennuie entre un époux placide et un officier allemand transi d’amour pour elle. Or, voici qu’un soir, l’aventure débarque sous les traits d’un fringant parachutiste. Situations saugrenues, cavalcades, scènes galantes et rebondissements s’enchaînent avec brio. Un pur délice. 

 

Les nouvelles (més)aventures d’Harold Lloyd de Harold Lloyd. Etats-Unis. 1917. 48 mn.

Troisième grand comique du cinéma muet américain avec Charlie Chaplin et Buster Keaton, Harold Lloyd est resté célèbre comme « l’homme aux lunettes d’écaille ». Dans ce nouveau programme de 4 courts-métrages, il campe un personnage de jeune amoureux un peu gauche en prise à des situations plus loufoques les unes que les autres : qu’il soit maître-nageur malgré lui ou prisonnier d’une étrange tribu de femmes pirates, Harold Lloyd se joue de tous les obstacles pour séduire sa belle. Quatre histoires hilarantes et rocambolesques à découvrir pour la première fois en version numérique restaurée !

 

Retrouvez au Lux :

 

Bonjour (1959) de Yasujirô Ozu. Japon (VOSTF). 1h34. Avec Koji Shidara, Yoshiko Kuga, Keiji Sada…

Dans la banlieue de Tokyo, alors que la vie suit paisiblement son cours, les jeunes Minaru et Isamu pressent leurs parents pour avoir leur propre poste de télévision, en vain : l’aîné se met alors en colère face à l’hypocrisie des adultes et décide de faire une «grève de la parole», aussitôt suivi par son jeune frère… Bonjour prolonge les réflexions chères au cinéaste – les conflits de générations, l’occidentalisation progressive du Japon, notamment à travers l’essor de la société de consommation – grâce à une mise en scène magnifiquement épurée. Ozu parsème son œuvre de personnages théâtraux et de situations cocasses, parfois à la limite du burlesque. Bonjour est l’un des films les plus joyeux du cinéaste, atteignant l’équilibre parfait entre minimalisme, humour et observation minutieuse du quotidien. 

 

Le Bon, la Brute et le Truand (1968) de Sergio Leone, Italie (VOSTFR), 3h00. Avec Clint Eastwood, Eli Wallach, Lee Van Cleef…

Pendant la Guerre de Sécession, trois hommes, préférant s’intéresser à leur profit personnel, se lancent à la recherche d’un coffre contenant 200 000 dollars en pièces d’or volés à l’armée sudiste. Tuco sait que le trésor se trouve dans un cimetière, tandis que Joe connaît le nom inscrit sur la pierre tombale qui sert de cache. Chacun a besoin de l’autre. Mais un troisième homme entre dans la course : Setenza, une brute qui n’hésite pas à massacrer femmes et enfants pour parvenir à ses fins. 

 

Tueurs de dames (1955) de Alexander Mackendrick, Grande-Bretagne (VOSTFR), 1H37. Avec Alec Guinness, Peter Sellers, Cecil Parker.

A Richemond, Margaret Wilberforce est la veuve d’un officier de marine, complètement mythomane. Un jour, le digne professeur Marcus lui loue une chambre où, tous les soirs, il répète avec ses amis musiciens un menuet de Boccherini. En réalité, ils préparent le hold-up du siècle. Mackendrick a signé l’une des comédies anglaises les plus hilarantes et les plus noires du cinéma britannique. La mécanique macabre est irrésistible, et l’interprétation est parfaite, de Katie Johnson à Alec Guinness, flanqué d’un Peter Sellers débutant. A s’étrangler de rire en dégustant scones and cup of tea !

 

Dragon Inn (1966) de King Hu, Taïwan (VOSTFR), 1H51. Avec Lingfeng Shangguan, Shih Chun, Ying Bai…

L’Eunuque Tsao vient d’exécuter son adversaire politique, Yu, le ministre des armées. En danger de mort, les enfants du défunt deviennent la cible du maître des eunuques, qui se lance dans une lutte sans merci pour les retrouver. C’est à l’Auberge du Dragon, située à la frontière occidentale de l’empire chinois, que sonnera l’heure de l’affrontement entre les deux camps. Le film de Wu Xia Pian a deux sources. L’une, majoritaire, inspirée du roman de chevalerie classique. L’autre, minoritaire, en retournant aux sources de l’Opéra de Pékin et à sa tradition martiale. Voie suivie par King Hu, attaché aux dames d’épée du répertoire opératique (wudan ou héroïne guerrière).

Jeudi 30 avril, présentation par Benjamin Cocquenet, historien du cinéma, critique et intervenant culturel, responsable de Plan B.

 

Ciné-Débat : 70ème anniversaire du droit de vote et d’éligibilité des femmes

Vendredi 24 avril | 20h30 | Lux

Des femmes et des hommes de Frédérique Bedos, France, 2014, 1h45.

Une histoire percutante qui montre comment la vie des femmes est profondément affectée par la discrimination et comment les écarts entre hommes et femmes freinent le progrès économique et social partout dans le monde. Ce film nous sensibilise aux nombreux avantages de la garantie du droit fondamental d’égalité. Une enquête de l’animatrice, journaliste, productrice Frédérique Bedos qui lève le voile sur les conséquences de cette situation pour les équilibres économiques et sécuritaires internationaux.

Projection suivie d’un débat, avec la réalisatrice et journaliste Frédérique Bedos, Alain Tourret, Président de l’Institut international des droits de l’homme et de la paix, et Nicole Ameline, du CEDAW (Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes). Une soirée proposée en collaboration avec l’Institut international des droits de l’homme et de la paix.

 

Hommage à Manoel de Oliveira

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Dimanche 26 avril | A partir de 18h | Café des Images

« Son premier film (un portrait de son Porto natal), en 1931, était muet : Manoel de Oliveira, d’abord opposé au cinéma parlant, attendit onze ans avant de s’y convertir et de tourner Aniki Bóbó. Surveillé par la dictature de Salazar, patron d’entreprise puis de vignoble, l’ancien athlète et play-boy resta longtemps en retrait : il ne reprend la caméra qu’à la cinquantaine, cette fois-ci pour se mettre à la couleur. Il aura finalement eu le temps d’expérimenter aussi le numérique dans ses tout derniers films… Dans l’incrédulité générale – on s’était fait à l’idée qu’il continuerait à éternellement tourner, comme le soleil –, Oliveira s’est éteint le 2 avril dernier à Porto, à 106 ans. Il travailla jusqu’au bout. À chacun de ses nouveaux films, son exceptionnelle longévité – personnelle et artistique – ne pouvait qu’être tambourinée dans la presse, à la manière d’une ritournelle pouvant faire oublier qu’il était simplement, toute génération confondue, l’un des plus grands cinéastes actuellement à l’œuvre. Mais comment faire autrement? Par-delà le record pour Guinness Book (de toute l’histoire, le premier réalisateur centenaire à encore tourner), c’est bien l’œil d’un siècle qui cligne dans ses films. » (H. Aubron)

Séances présentées par Hervé Aubron, historien du cinéma et critique.

 

18h : Aniki-BÓbÓ (1942) de Manoel de Oliveira. Portugal (VOSTFR). 1h30.

Le film illustre les aventures et les amours de quelques gamins, entre 10 et 12 ans, dans la ville de Porto. Tous élèves dans la même classe, ils se retrouvent après l’école pour se baigner dans le port. Une rivalité se développe entre le sensible Carlitos et le plus entreprenant Eduardito, chef de la bande, pour conquérir l’attention de Teresinha, la petite fille modèle. Moins fort physiquement, Carlitos se résout à voler une poupée que convoite Teresinha pour s’attirer ses faveurs.

« Avec son premier long-métrage, Manoel de Oliveira, signe d’emblée un classique du cinéma portugais, un petit bijou d’intelligence et de sensibilité à regarder en famille. Une bande de gamins d’un quartier populaire de Porto, une jalousie entre garçons à propos d’une fille, une tragédie, une rédemption… Inspiré d’une nouvelle de l’écrivain Rodrigues de Freitas, Les Enfants millionnaires, publiée en 1935, ce film est l’un des plus beaux réalisés sur l’enfance. » (Le Monde)

 

20h30 : Acte de Printemps (1962) de Manoel de Oliveira. Portugal (VOSTFR). 1h29.

Curalha, un village au Portugal. Des habitants se préparent à jouer la Passion du Christ tout en poursuivant leur tâches quotidiennes. C’est de ce mélange entre mythe et actualité, entre trivialités et théâtre, que joue Oliveira. Histoire à la fois d’éclairer l’aujourd’hui (alors en 1961) par les ressorts de l’histoire sainte, et de réactualiser celle-ci au travers de visages et de gestes contemporains.

« Dans ce permanent aller-retour, qu’on peut sans mal rapprocher du projet pasolinien à venir, c’est surtout une grâce bouleversante qui ressort de l’ensemble. » (Jean-Pierre Rehm, FID Marseille)

 

23h : Le Vieillard du Restelo (2014) de Manoel de Oliveira. Portugal (VOSTFR), 19mn. Avec Diogo Doria, Luis Miguel Cintra…

Une plongée libre et désespérée dans l’Histoire telle qu’elle s’est déposée, comme un limon fertile, dans la mémoire de Manoel de Oliveira. Il réunit sur un banc du 21e siècle Don Quichotte, le poète Luis de Camões, les écrivains Teixeira de Pascoaes et Camilo Castelo Branco. Ensemble, emportés par les mouvements telluriques de la pensée, ils dérivent entre passé et présent, défaites et gloire, vanité et folie, à la recherche de l’inaccessible étoile.

« Le Vieillard du Restelo est sans doute l’oeuvre d’un (très) vieil homme, d’un érudit désormais cloîtré chez lui. Mais d’un vieil homme à qui il serait donné de faire des films, de mettre des images sur ses rêveries : incongruité bouleversante, produisant un objet qui nous amène là où on n’était honnêtement jamais allé (…) Manoel de Oliveira réussit un nouveau très beau film : une épure de son cinéma qui nous amène de plus en plus loin du monde concret, dans la sphère de l’esprit. » (Accrèds – L’actualité des festivals de cinéma)

 

Cinéastes plasticiens, plasticiens cinéastes : Takeshi Kitano

Lundi 27 avril | 10h00 | Café des Images

Takeshi Kitano (1947 au Japon), cinéaste, acteur, animateur de télévision, humoriste, artiste-peintre et plasticien, écrivain et poète, chanteur et designer de jeu. Conférence animée par Martine Baransky, docteur en histoire de l’art.

 

Guillaume, la jeunesse du conquérant

Mardi 28 avril | A partir de 19h00 | Lux

 

19h00 : Radio LUX avec MCV sur TSF98 (enregistrement public) MCV (Magazine Cinéma & Vidéo) est une émission de radio sur l’actualité du cinéma et des DVD toutes les semaines sur TSF98. A l’occasion de l’avant-première de Guillaume, la jeunesse du conquérant, assistez à l’émission du MCV animé  et enregistrée en direct du Lux et en présence de l’équipe du film.

 

21h00 : Guillaume, la jeunesse du conquérant (2014) de Fabien Drugeon, France, 1H30. Avec Jean-Damien Detouillon, Geoffroy Lidvan, Eric Rulliat… Une production Les Films du Cartel.

En 1066, Guillaume de Normandie s’apprête à lancer la conquête de l’Angleterre. Son bras droit, Wihelm, raconte au fils de Guillaume, la jeunesse de son père. Il a 8 ans lorsqu’il apprend la mort de son père, Robert duc de Normandie. Soutenu par son tuteur Osbern et son fils Wihelm, Guillaume devra affronter les barons Normands qui se liguent contre lui. Toute sa jeunesse est un combat pour sa légitimité, mais ces épreuves forgeront le caractère du «bâtard» pour en faire le Conquérant connu de tous.

«Les Films du Cartel auraient pu être tentés de réaliser un biopic (c’est tendance) classique, mais ils ont fait le choix de se pencher sur la jeunesse de leur illustre ancêtre, plutôt que de brosser le portrait d’une vie.» (Ouest-France)

Projection suivie d’une rencontre avec l’équipe du film.

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