Cinéma Critiques

Les films de l’été

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Cet été à la rédaction, on a vu pas mal de films. Pourtant, la saison estivale 2015 des blockbusters a été plus que décevante. On vous raconte !

 

Ted 2 : Un nouvel opus avec une nouvelle histoire, mais fondamentalement une redite du premier (sérieusement, la fin est un copié-collé). Il en reprend donc les forces (Mark Whalberg, quelques références culturelles qui font mouche) et les faiblesses (trop se reposer sur l’idée qu’un ours en peluche injurieux et fumeur de joints est drôle en toutes circonstances). Le tout sans s’en tirer mieux ou moins bien que son prédécesseur, il reste donc une comédie moyenne qui réussit un gag sur deux. Les fans du premier peuvent donc y aller s’ils veulent un deuxième service, les autres feraient mieux de passer leur chemin.

 

Spy : Un beau ratage, car le film aurait pu se contenter d’être une satire très drôle de films d’espionnage servi par les talents comiques de Melissa McCarthy et de Rose Byrne, ainsi que par les contre-emplois de Jason Statham et de Jude Law, points forts incontestables. Mais le réalisateur a pourtant décidé d’en faire une vraie comédie d’action avec sa propre intrigue (dont on se fout complètement) et ses propres scènes d’actions (franchement ratés, surtout la fin). On baille donc pendant que l’intrigue se déroule et en attendant la prochaine scène comique. C’est vraiment un des rares cas où le film aurait bénéficié d’une intrigue ultra-générique dont il aurait pu moquer les codes plutôt que de prendre cette histoire de trafic d’armes (je crois que c’est ça, j’ai déjà à moitié oublié) finalement assez au sérieux.

 

Vice-Versa : Il était temps pour Pixar de faire son grand retour (après plusieurs films inégaux du niveau de DreamWorks) et beaucoup comme nous ont attendu ce « come-back » qualitatif. Cette fois-ci le studio raconte l’histoire des émotions personnifiées dans la tête d’une gamine qui se retrouve face à un changement de vie radicale pour une personne de son âge : un déménagement. Entre humour « à la Pixar » et rythme effréné, Vice-Versa trouve un juste équilibre entre le conte pour enfant et l’excellent film d’animation pour adulte. Sans aucun doute le début d’une nouvelle ère pour le studio qui promet à ses plus grands fans un avenir radieux.

 

Terminator Genysis : Depuis Terminator 2, bon nombre de personnes semblent encore attendre un renouveau dans la saga qui saura donner un nouveau souffle à la franchise. En terme de qualité, le nouvel opus ne nous offre pas vraiment de quoi se rassurer. Même si le film fut hautement critiqué à sa sortie, on ne peut qu’accepter de se dire que le niveau des deux premiers films étaient tellement haut qu’il n’y a plus trop d’espoir à placer dans les nouveaux long-métrage et que chaque nouveau film de la suite Terminator n’est qu’un bonus auto-référentiel dans lequel on choisit ce qui nous plaît ou non. Recette valable pour les deux précédents films et probablement pour les prochains.

 

San Andreas : Un film catastrophe comme il n’en existe plus que dans les téléfilms (du type Alerte météorites, Tempête mortelle, Avalanche de ouf, si vous avez la TNT vous voyez de quoi je parle), mais avec une taille et un budget XXL. On se retrouve donc devant le même type d’intrigue clichée et de personnages débiles, mais cette fois entourés de plans de destructions gigantesques et qui fleurent bon le pognon (en opposition aux effets cheaps de la télé). C’est assez improbable dans le genre décomplexé, même après des films comme Le jour d’après et 2012 qui eux mettaient au moins le sort du monde entier en jeu. C’est donc complètement con mais peut s’avérer fendard si vous êtes d’humeur (sinon essayez de jouer à « qui va vivre et qui va mourir », ça fait passer le temps).

 

Vive les vacances ! : Comédie bâtarde dont on sent le conflit entre les deux scénaristes en matière d’humour. Car pour trois gags à base d’humour scatophile bas du front déjà vus et revus, on retrouve ensuite une scène vraiment improbable et une réplique qui fait mouche. Ca ne vole jamais très haut donc, mais ce serait mentir que dire que le film ne nous a pas arraché quelques sourires à travers deux trois moments aussi cons qu’inattendu (les robinets de Chris Hemsworth, le pétage de plomb de Charlie Day…). Mais, encore une fois, il faut souvent pour ça passer au travers de longues minutes de blagues pipi-caca. Même conseil que pour San Andreas, si vous êtes d’humeur à déconnectez vos neurones et à ne regarder un film que d’un seul oeil, allez-y.

 

Insidious 3 : La suite de la suite, encore moins bon que son prédecesseur lui même moins bon que son prédécesseur. La franchise Insidious fait partie de ce genre de saga qui n’accepte pas son destin  de « un seul film suffit ». On se retrouve donc ici avec une histoire de fantôme plutôt miteux dont les scènes d’épouvantes se retrouvent vite hilarante et ce dans le mauvais sens. Pas vraiment une parodie, pas vraiment flippant, un mauvais film en soi qui se trompe dans tout ce qu’il entreprend.

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